11 août 2016

Maxime Loiselle et justine Antaya, candidats aux JO de Tokyo 2020

Crédits photo: Le Soleil
 
 
Navigateur et champion dans plusieurs catégories de voile, Maxime Loiselle passe le plus clair de son temps sur l’eau, une passion qui l’anime depuis son enfance. Très impliqué dans le rayonnement de la voile au Québec, il vient de signer un partenariat avec l’Association Maritime du Québec (AMQ) pour la promotion du Grand Raid Pont à Pont dont il est le fondateur. 
 
L’Association Maritime du Québec s’est récemment entretenue avec Maxime pour parler de ce nouveau projet personnel et de la préparation de ce champion hors norme aux Jeux olympiques de Tokyo 2020.
 
Rencontre avec un passionné de navigation aspirant aux plus hautes marches dans sa discipline.
 
Pouvez-vous vous présenter?
J’ai 35 ans et je suis originaire de Valleyfield.  Passionné depuis toujours par le milieu nautique, j’ai quitté la maison à 17 ans pour commencer mes études à Rimouski à l’Institut Maritime du Québec en Architecture navale.  Durant 15 années, j’ai ensuite œuvré dans le milieu avant d’entreprendre une campagne olympique en multicoque à temps plein.
 
Pouvez-vous nous en dire plus sur votre parcours en voile?
J’ai débuté la voile à l’âge de 4 ans sur une grosse planche à voile utilisée autrefois par mon père et mes frères.  À 5 ans je tirais mes premiers bords et ce n’est que vers l’âge de 12 ans que j’ai participé à ma première course sur dériveurs. En 2002, j’ai participé à ma première régate en multicoque.  Depuis j’ai cumulé 4 titres de champion national, 7 titres de champion provincial et de nombreux podiums un peu partout en Amérique du Nord et Europe.
 
Parlez-nous du Grand Raid Pont à Pont. Comment vous est venue cette idée?
Le but à la base était de faire la promotion de notre campagne olympique.  Cependant la voile n’est pas très populaire au Québec alors on devait trouver un truc qui aiderait à la visibilité générale du sport.  Mais c’est une spirale…  Nous devions rendre le fleuve plus attractif et pour y arriver, nous avons eu recours à plusieurs moyens.  Donc il s’agit probablement d’un projet très audacieux, car il porte beaucoup de créneaux, mais pourquoi pas?  Nous avons plusieurs raisons d’y croire, notamment au vu de l’intérêt de certains acteurs comme l’AMQ pour le défi Pont à Pont.
 
N’oublions que notre événement fait la promotion des choses suivantes :
 
- L’utilisation d’énergie verte ;
- La mise en valeur du majestueux Fleuve St-Laurent et son accès aux citoyens ;
- Du moyen de transport le plus économique ;
- De nos racines, de notre histoire, de la raison même de notre existence ici en   Amérique du Nord ;
- D’un sport des plus nobles et purs ;
- D’un domaine où une innovation constante et un investissement en R&D sont plus que nécessaires ;
- D’une façon alternative de rejoindre notre ville métropolitaine à notre Capitale Nationale ;
- Et enfin d’offrir une alternative au marketing que l’on connait au Québec.
 
 
Un mot sur l’AMQ
J’étais très heureux de faire la rencontre du directeur général de l’AMQ, M. Alain Roy, et d’avoir échangé sur nos objectifs respectifs dans nos deux organisations. Notre partenariat ne peut qu’être bénéfique.  Je sens ici le début d’une longue relation, car le Pont à Pont en 2016 sera seulement le début d’une longue série.
 
Comment se déroule votre préparation aux  JO de Tokyo?
L’une des plus grandes particularités dans la réintroduction du multicoque aux JO est que ce sera fait dans une classe mixte. Cette particularité s’est vite transformée en véritable défi.  Il m’a fallu 10 mois pour trouver une partenaire. La sélection pour les JO de Rio se déroulait à la fin du mois de janvier 2016 lors de la Coupe du Monde de Miami et au début du mois de février lors du championnat mondial de Nacra 17 à Clearwater en Floride.  Seulement 3 mois après avoir débuté mon partenariat avec Justine*.  De toute évidence, il était irréaliste pour nous de songer à représenter le Canada aux JO de 2016 et c’est pourquoi nous avons dès le début fixé nos objectifs sur Tokyo 2020. Cependant, comme le dit si bien l’adage « Qui ne tente rien n’a rien », nous avons quand même tenté de nous qualifier.  Ce fut une excellente décision, car cela nous a montré le travail qui sera à accomplir durant les 4 prochaines années.
 
* Justine Antaya et Maxime Loiselle feront équipe lors du Grand Raid Pont à Pont à la fin du mois d’août 2016.
 
Pour en savoir plus sur le Grand Raid Pont à Pont