5 mai 2017

Vous êtes le capitaine : Simon Dubois, seul Québécois au départ de la Clipper 2017

Chaque mois, la rubrique "Vous êtes le capitaine" donne la parole à un amateur des sports nautiques ou de plaisance afin de partager une expérience de navigation ou encore des trucs et astuces en lien avec le nautisme. Ce mois-ci, c'est Simon Dubois qui nous parlera de sa participation en tant que seul Québécois à la Clipper 2017.

 

Salut les marins !

J’espère que vous allez bien et que vous partagez avec moi l’excitation de ce début de saison malgré le temps capricieux des dernières semaines.

C’est avec un grand plaisir que je me joins à l’équipe de l’AMQ pour leur nouvelle chronique « Vous êtes le capitaine! », qui donne la parole à un plaisancier du réseau afin de partager ses expériences et ses aventures.

Saviez-vous qu’à ce jour aucun Québécois n’a réussi à compléter une course à la voile autour du monde ?  Le dernier à avoir tenté l’exploit est le regretté Gerry Riouf qui y a laissé sa vie pendant le Vendée Globe 1997-1998.

Et si je vous disais que moi, Simon DuBois, je vais le faire. Parce que je veux inspirer les gens à aller au bout de leurs rêves, à oser et à foncer sans jamais abandonner tout au long du parcours. Je crois également que cette expérience fera de moi une meilleure personne et m’aidera à devenir un homme d’affaires qui contribuera à la société en aidant les gens à vivre épanouis, heureux et en santé dans un monde et un environnement sains et durables.

La Clipper Round the World Yacht Race, ça vous parle ? La Clipper, un concept Britannique, est l’un des événements sportifs amateurs les plus demandant au monde. 12 équipes de marins non-professionnels se disputent les 40 000 milles nautiques autour du globe à travers 8 grandes étapes touchant 6 continents, et ce pendant 11 mois. C’est l’Everest de la mer, une course qui va tester les limites tant physiques que mentales des hommes et des femmes qui embarquent dans l'aventure.

T’es fou (comme plusieurs m’ont dit) !? Après avoir complété mon premier Ironman en 2016, il me fallait bien trouver un nouveau défi. Et surtout, je suis un passionné qui veut saisir l’opportunité de repousser ses limites, apprendre et se développer en tant que personne et leader dans des conditions extrêmes.

Ma passion pour la voile vient de mes parents qui m’ont fait découvrir ce loisir et ce sport sur le Lac Memphrémagog dans les Cantons de l’Est. Une fois l’âge (et le poids) requis atteint, ils m’ont vite mis sur un petit dériveur question de dépenser mon énergie en dehors de leurs chakras ! Disons qu’aujourd’hui, mes allures du diable de Tasmanie m’auraient sans doute value une petite dose de ritalin.

À 20 ans, alors que j’étudiais à l’Université McGill, j’en avais assez de demander la permission pour prendre le voilier familial et y amener mes amis et quelques filles. Je suis donc débarqué chez l’oncle Sam (aux États-Unis) pour prendre rapatrier un joli petit Bénéteau First 26. Mes parents n’avaient qu’à bien se tenir, car j’allais survoler le lac avec cette petite bête ! J’ai vite compris que leurs 50 années d’expérience cumulées allaient me rendre la vie plus difficile que prévu pour leur damer le pion.

Le Memphrémagog commençant à ce faire petit et mon désir d’aventure qui grandissait, j’ai organisé mon premier Charter en Croatie avec des amis. Après avoir visionné la vidéo promo du Yacht Week sur YouTube, j’étais mordu. Loin de la supervision parentale, je pouvais conjuguer passions de la voile et party entre amis. Le mélange parfait pour un jeune dans la vingtaine. S’en est suivi plusieurs autres Charter qui m’ont mené en Croatie (3x), en Grèce, en Turquie, en Espagne et dans les B.V.I. 

 

   

    

   


 

 

 

Tout ça c’est bien beau, mais ne devient pas marin qui le veut. Quand tout va bien c’est facile, c’est quand ça va mal qu’on reconnait les vrais. Outre les enseignements émérites de mes parents, j’ai suivi des cours de dériveurs, les cours de navigation nautique et avancée et de VHF avec l’Escadrille Canadienne de Plaisance. Finalement, au prise avec des assureurs de plus en plus difficile en Europe, j’ai complété le RYA Yachtmaster Côtier, une certification reconnue internationalement.

Mais, revenons à nos moutons. C’est quoi La Clipper Round the World Yacht Race et comment ça fonctionne ? La course a été créée en 1996 par Sir Robin Knox Johnston, le premier homme à avoir complété le tour du globe à la voile en solitaire, sans escale et sans assistance. Son objectif, à l’instar de l’Everest était d’offrir la possibilité à monsieur et madame tout le monde d’accomplir quelque chose d’extraordinaire et de tenter de compléter le tour du monde à la voile. Un peu comme l’Everest, la Clipper requiert une bonne préparation physique et mentale, un guide (le skipper) et un bateau bien sûr. La Clipper s’occupe de la construction des voiliers monotypes, de la recherche de commanditaires et de fournisseurs pour la flotte et les équipages. Ils sélectionnent ensuite des skippers professionnels pour chaque bateau à travers un processus très rigoureux. Pour les équipiers,  il suffit d’appliquer, de réaliser une entrevue et de compléter le programme intensif d’entrainements et de formation. Finalement, tous les équipiers sont répartis dans les différentes équipes selon leur niveau de manière à assurer l’équité et une compétition saine pour la flotte.

 

La route est divisée en 8 grandes étapes et suit généralement le parcours suivant : Royaume-Uni, Amérique du Sud, Afrique du Sud, Australie, Chine, États-Unis (Côte Ouest), Canal de Panama, États-Unis (Côte Est), Irlande, Royaume-Uni. Cette année, le départ se donnera de la ville de Liverpool le 20 août 2017. On navigue sur des Clipper 70 fabriqués sur mesure pour la course et pouvant atteindre des vitesses de pointe de plus de 30 nœuds.

C’est donc le défi que je me suis lancé cette année. Je profite de ce projet pour promouvoir trois causes qui me sont chères : 1) la santé et les saines habitudes de vie, 2) l’éducation et la persévérance scolaire, et 3) la protection de l’environnement et des plans d’eau.

Je vous invite à suivre mes aventures sur mon site web www.simondubois.ca. Vous pourrez en découvrir davantage sur le projet, la Clipper et les causes que je supporte. Si vous avez des questions, suggestions ou commentaires, ou si vous désirez m’appuyer dans ce projet, n’hésitez pas à me contacter directement à info@simondubois.ca.

Au plaisir de vous retrouver sur l’eau cet été avant mon départ !

 

Bonne navigation,

Simon

 

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