5 juin 2017

TRAVERSÉE DE L’ATLANTIQUE NORD À LA RAME

 

Saint-Jean-Port-Joli le 5 juin 2017 – L’équipage de rameurs formé du franco-canadien Joseph Gagnon, de Saint-Jean-Port-Joli, et de l’irlandais Brian Conville, de Dublin, entreprendra d’ici quelques jours une traversée de l’Atlantique-Nord à bord d’une embarcation de rame océanique. Le périple les mènera de St-Jean-Terre-Neuve à Noirmoutier, sur la Côte vendéenne française, sans escale et en toute autonomie. Les navigateurs se tiennent prêts pour un départ dès que s’ouvrira la prochaine fenêtre météo, le 8 ou 9 juin selon les dernières prévisions. En l’absence de toute propulsion secondaire, ils ne pourront compter que sur leurs bras et leurs avirons pour s’éloigner de la côte de Terre-Neuve qui constitue un réel danger. Pour partir, ils doivent donc s’assurer d’avoir des vents qui soufflent dans une direction favorable pendant un minimum d’une semaine. Cette première étape du voyage sera déterminante pour son succès et s’annonce ardue car ils seront en période d’adaptation à l’effort, en recherche de leur rythme et devront s’assurer d’atteindre dans les meilleurs délais le courant du Gulfstream pour s’éloigner définitivement des eaux canadiennes. Les deux aventuriers s’attendent à passer une soixante de jours en mer, plus ou moins 10 jours. Joseph travaille sur ce projet depuis 2014 et compte sur cette première traversée de l’Atlantique à la rame pour acquérir l’expérience nécessaire au renouvellement de l’aventure en 2018, mais cette fois en solitaire. Ceci lui permettrait de devenir le plus jeune rameur océanique au monde à avoir traversé un océan en solitaire. Il fêtera ses 20 ans mardi prochain, 6 juin. Quant à Brian, il en est à sa seconde expérience du genre puisqu’il a traversé le Pacifique en équipage à 3 dans le cadre de la Great Pacific Race 2016, entre la Californie et Hawaï, parcourant les 2500 milles nautiques du trajet en 48 jours. Il est actuellement âgé de 25 ans. Le besoin d’aventure et la recherche du dépassement de soi sont ses principales sources de motivations. Les principaux défis de 2017 seront autant physiques que mentaux, ils devront composer avec une humidité quasi permanente, le froid, les douleurs corporelles dues à l’effort physique et le maintien du moral. Pour cela ils devront gérer au mieux les quarts de rame et les périodes de repos par tranches de 2 heures ainsi que leur alimentation. Ils auront chacun besoin de 4000 calories par jour. Ils seront soutenus par une équipe à terre constituée, entre-autre, d’un routeur météo, d’un médecin et d’un spécialiste des mesures d’urgences. Brian est entré en contact avec Joseph en février 2017 alors que ce dernier avait annoncé sur les réseaux sociaux son désir de trouver un co-équipier expérimenté prêt à relever l’exploit avec lui. Les deux navigateurs invitent le public à suivre l’évolution de leur aventure sur le site www.josephalarame.com, une carte géographique, mise à jour aux 2 heures, indiquera leur position à compter de leur départ.

 


Le bateau de rame océanique est sorti en juin 2016 des chantiers Spindrift de Portownsend, WA. D’une longueur de 7 mètres, il est constitué de fibres de carbone et de résine, qui confèrent au bateau légèreté et robustesse. L’embarcation dispose d’un poste de rame, d’une paire de rame de rechange, d’équipements de communication et de navigation, d’une pharmacie diversifiée pour subvenir aux différentes éventualités, de 720 000 calories en nourriture sèche, d’une ancre flottante qui limitera sa dérive au vent quand les rameurs seront confinés dans l’habitacle durant les tempêtes, et d’un canot de survie gonflable. Lorsqu’ils seront en dehors de l’habitacle, les rameurs seront attachés en permanence à une ligne de vie par le biais de harnais de sécurité. Ils disposent aussi de combinaisons de survie. Sur le bateau, on retrouve également un désalinisateur qui fournit l’eau nécessaire à l’équipage, 6 panneaux solaires pour les besoins en électricité, un transpondeur AIS qui le rend détectable et identifiable par les navires qu’il croisera. L’équipage ne devrait bénéficier d’aucun ravitaillement pendant toute sa traversée.

 

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